”Que serais-je sans toi qui vint à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur en bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement”

La première fois que tu as convoqué ces mots tu pensais ne les adresser qu‘à une seule personne.
Tu utiliserais aujourd’hui certainement les mêmes pour tes filles,
Mais aussi pour ces collègues qui ont eues l'idée saugrenue de venir te chercher au fond de ta grotte où les sentiments n’étaient que des ombres venues de l’extérieur.

Moi qui te connait maintenant depuis longtemps, je n’ai jamais su te dire ces mots.
Peut-être parce que je suis celui que tu aurais le plus de mal à croire et pourtant ne suis-je pas le premier que tu as besoin de croire?

Tu as été éprouvé plus qu’à ton tour et pourtant tu es là, loyal, fidèle, aimant, aidant, attentif, tu fait des efforts vers les autres et ça se vois. Tu as fendu cette armure d’insensibiité dont tu n’avais pas conscience et j’ai aimé ce que j’ai vu.

Tu as remporté des victoires individuelles mais ai-je jamais été plus heureux que de te voir travailler et cheminer en équipe.
Tu es plus fort quand nous ne sommes plus seuls.

Tu n’as pas changer, mais les évènements heureux et tragiques se sont précipités et t’ont fait comprendre à quel point ce lien aux autres était vital pour toi.
Les moments de bonheur et d‘accomplissement sont bien plus intenses quand ils sont partagés et c’est ce lien qui t’y donne ta place.
Dans les moments plus durs, quand la force t’as manquée, c‘est ce lien qui t‘as empêché de couler.

Mais comme trop souvent tu as été têtu, il t’as fallu du temps pour accepter que la construction de ce lien n'est pas un accomplissement solitaire. Que tu ne pouvait pas décréter qui t’aimait et qui ne t’aimait pas.

Alors n’ait pas peur de tes maldresses dans tes gestes pour t’ouvrir aux autres, comme moi, ils ont senti ta bienveillance et, en ce qui me concerne, je te le confirme, j’ai apprécié.

Et puis, tu sais quoi? c’est pareil pour moi,
Je ne te l’ai jamais dit parce que cela va sans dire mais, non, cela ne va pas si on ne le dit pas.
Tu en es digne.
Tu es digne d’être aimer.
Je t’aime
Je m’aime