« Je salue bien évidemment cette candidature Unesco. C'est une grande reconnaissance du pastoralisme et du travail des éleveurs. Je pense aussi à tous ceux qui sont bénévoles et qui s'engagent dans des associations pour organiser les fêtes traditionnelles qui accompagnent les troupeaux » se réjouit Bernard Bastide, président du Parc naturel régional de l'Aubrac. En effet, le comité intergouvernemental de sauvegarde de l’UNESCO a validé la candidature de la transhumance au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, présentée par la France aux côtés de plusieurs pays d’Europe tels que l’Albanie, l’Andorre, l’Autriche, la Croatie, la France, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg, la Roumanie et l’Espagne.
Les fêtes des Transhumances attirent chaque année de nombreux visiteurs. Ces fêtes traditionnelles permettent de valoriser ce patrimoine vivant pratiqué par de nombreux agriculteurs. Cela permet aux vaches Aubrac ayant passé l’hiver au chaud dans les fermes dans la vallée de monter, en estive, l’été sur le plateau pour profiter de la bonne herbe.

Le Parc de l'Aubrac représente la Fédération des Parc naturels régionaux de France au sein du comité de pilotage de cette candidature UNESCO. « Il faut saluer le travail du Collectif des races de montagne, cheville ouvrière du dossier en collaboration avec les associations pastorales et de races, Chambres d’Agriculture de France et les ministères de la Culture et de l’Agriculture » souligne Olivier Guiard, directeur du Parc de l’Aubrac.
Grâce à cette inscription, le cadre juridique de cette pratique ancestrale va être transcrit en droit moderne afin de la protéger juridiquement. Cela permettra aussi de développer des formations aux métiers de bergers et vachers, et perdurer ce savoir-faire.
Olivier Guiard espère que cela va permettre de développer des partenariats avec des filières de formation spécifiques avec les lycées agricoles. « Ce classement doit permettre d’insuffler une politique dynamique en faveur de la connaissance, de la promotion, de la valorisation et de la transmission de cet héritage culturel » conclue-t-il.
Julie B
crédit photo: B.Colomb - PACT Aubrac
Article publié dans la Lozère Nouvelle du 04/01/2024