Qui est ce ? Très bon nageur, c’est un animal qui vit uniquement en Arctique. Il possède une fourrure blanche qui cache une peau noire. Figurant au sommet de la chaîne alimentaire, c’est le plus grand prédateur terrestre au monde considéré pourtant comme mammifère marin. Le mâle peut peser jusqu’à 650 kg. Cet animal consomme entre 50 à 70 phoques par an. Et oui, il faut nourrir la bête. Vous l’aurez deviné il s’agit de l’ours polaire. Quant à moi je suis juste une jeune fille qui habite à Sinières-Crozes. Vous connaissez ? C’est un endroit perdu sur l’Aubrac. Pas un voisin à l’horizon comme sur la Banquise. Enfin presque ! La population d’ours polaire devrait s’éteindre d’ici 2100. Est-ce ma faute ? Il m’a paru essentiel de me demander en quoi, moi, lozérienne, je contribue à la disparition des ours polaires. Je vous parlerai de mon utilisation des énergies fossiles avant de montrer tous les effets négatifs auxquels fait face l’écosystème polaire.
En Lozère, la densité de population est de 15 habitants par Km2. Alors autant vous dire que si je veux voir de vraies personnes et non des vaches, il faut que je parcoure plusieurs kilomètres ! Le lycée est à 30 Km de chez moi. Mon activité extrascolaire est à 20 km. Mon grand-père est à 45 Km. Tous ces trajets je ne les fais pas à cheval mais en voiture. Ça signifie bien sûr que ma voiture a de bons pneus mais cela signifie aussi beaucoup de gaz à effet de serre rejeté dans l’atmosphère. De même, comme tout le monde, j’ai besoin de l’électricité, d’un confort de vie avec le portable, l’ordinateur, internet.
A l’échelle mondiale, le rejet de Gaz à effet de serre et l’utilisation d’énergie modifient les paramètres du biotope de la Banquise.
Un : Des polluants toxiques arrivent dans les eaux glacées. L’exploitation de ressources naturelles dans l’hémisphère nord détruit, saccage, pollue l’habitat naturel de l’ours polaire et de bien d’autres espèces vivant en Arctique. En effet, les marées noires, les hydrocarbures, les polluants chimiques envahissent les eaux des régions polaires. ABRACADABRA ! Je deviens une molécule toxique. Je me balade dans l’eau glacée jusqu’à trouver un hôte. Quand soudain, je déménage : mon hôte est mangé. Vilaine la morue ! Un phoque arrive. Puni la morue ! Ho Ho… le grand méchant ours arrive...trop tard ! Je me dirige dans la graisse de ce géant. Mais quelle surprise ! Je retrouve toutes mes copines toxiques. Faites-vous le lien ? L’ours par l’intermédiaire de proies ingère d’importantes quantités de produits nocifs. On parle alors de bioaccumulation. Ces produits dangereux s’accumulent dans la graisse des ours. Ainsi, cela provoque des anomalies congénitales. Cela endommage également le système nerveux. Bref l’ours s’intoxique lui-même et peut transmettre ses maladies à ses oursons.
Deux : la surface de la banquise diminue. Elle recule d’environ 13,4% par décennie sous l’effet du réchauffement climatique ! Le cycle naturel de la banquise est alors modifié. Elle fond de plus en plus tôt au printemps et se reforme de plus en plus tard à l'automne. Quels en sont les conséquences ? Pour mieux comprendre, j’ai décidé d’être un ours. On est à la fin de l’hiver. Je mange, je mange, je mange. Oui vous pouvez le dire, je suis un glouton. Mon ventre plein, je ne mangerai plus jusqu’à l’automne. Seulement, quelques mois plus tard, ça commence à faire long. Je suis redevenue une miss, plus un seul kilo en trop. J’ai faim. Vous l’entendez ? Mon ventre crie famine. Ma santé se dégrade. Réellement, la mauvaise santé des ours polaires a pour effet qu’ils ont moins de petits, et leur population décroît.
Trois : La pénétration de la lumière dans l’eau augmente et de nouveaux courants chauds font leur apparition. Résultats : de nouvelles espèces migrent dans les eaux bordants la banquise. Cela crée une compétition avec les espèces déjà présentes et cela impacte toute la chaîne alimentaire. En effet, le Phytoplancton se retrouve désavantagé face à la nouvelle espèce invasive qui est moins intéressante nutritionnellement pour une espèce de crustacés. Cette dernière est en danger. Elle périt. Moins de crustacés veut dire moins de morue polaire. Moins de morue polaire veut dire moins de morses, de phoques, et d’oiseaux. Bref préparez vos mouchoirs car moins de phoques signifie moins d’ours polaire.
Enfin, pour faire simple, les ours doivent à la fois jeûner plus longtemps avec moins de nourriture et un état de santé qui se dégrade. Je ne sais pas pour vous mais selon moi c’est mission impossible. Il me semble donc important de sensibiliser sur le changement climatique. Il faut prendre conscience de nos actes. Nos gestes comptent car l’effet papillon n’est jamais bien loin. Yannick Noah, vous le connaissez ? Il chante « Puisqu’il faut changer les choses aux arbres citoyens ! Il est grand tant qu’on propose un monde pour demain. ». Une idée ?
Julie B
2022